Le Pont Mirabeau

Alors que, de temps à temps, je lis une page ou l’autre d’Alcools de Guillaume Apollinaire, l’envie m’est venue de lire un poème.

Voici une lecture du Pont Mirabeau.

J’ignore si je suis dans le ton, le tempo. Toujours est-il que cette lecture faite à un temps T a été faite avec mon cœur du moment (et le son n’est pas super optimal, mais bon).

Cette œuvre étant dans le domaine public, je mets cet enregistrement dans le domaine public également.

*

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
            Et nos amours
       Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
            Tandis que sous
       Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
 
L’amour s’en va comme cette eau courante
            L’amour s’en va
       Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
 
Passent les jours et passent les semaines
            Ni temps passé
       Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure

L’automne est là

Quand arrive septembre
Le feuillage des arbres devient rouge
Jaune, brun ou bien ambre
Les blés sont moissonnés, les élèves sont rentrés
Les pommes deviennent tendres : c’est la fin de l’été

Lorsque arrive octobre, l’air devient vif
Sec, froid ou glacé
La forêt est muette, les arbres dépouillés
Et quand je vais m’y promener

Les feuilles
Craquent
Criquent
Croquent
Et crissent
Sous mes pas

Le vent
Souffle
Siffle
Ébroue
Et glisse
Dans le bois

L’automne est là !

Mon copain hibou

Mon copain hibou

Il est super chouette

Mon copain hibou

Je l’aime vraiment beaucoup

*

Mon copain hibou

Il est super chouette

Mais mon copain hibou

Je ne le vois pas beaucoup

:

Dès le matin, il doit faire sa sieste

Et l’après-midi, il reste dans son lit

*

Mon copain hibou

Il aime bien faire la fête

Mon copain hibou

Je l’aime vraiment beaucoup

*

Mon copain hibou

Il aime bien faire la fête

Mais mon copain hibou

Je ne le vois pas beaucoup

:

Car quand sa tête fait la girouette

Moi, pendant la nuit, je suis endormi

*

Mon copain hibou

Il est super chouette

Mais mon copain hibou

Je ne le vois pas beaucoup

Écoutez la chanson (démo)

Au cinéma

Dans une salle feutrée
La lumière tamisée
Une toile immaculée
Face à nous est accrochée

Rien n’indique en ce moment
Que d’ici quelques instants
Nous allons changer d’espace
Et voyager dans le temps

La lumière s’atténue
De même que les murmures
Puis, dans le noir absolu,
Viennent les premières mesures

Voilà les premières images
Des montagnes magnifiques
Que commence le voyage
Dans ce monde féérique !

L’histoire déjà terminée
Le générique défilé
On rallume les lumières
Retour en Réalité

C’est durant presque deux heures
Que le temps s’est arrêté
Cent-vingt minutes de bonheur
A voir un film au ciné

La bise

Dès les premiers jours d’automne
La bise m’embrasse et je frissonne

Elle rougit mon nez ,mes oreilles
Refroidit mes doigts, mes orteils

Elle s’insinue sous mes habits
Et ma peau nue en tressaillit

Devançant le froid de l’hiver
Elle glisse sous mon pull-over

Dès les premiers jours d’automne
La bise m’embrasse et je frissonne