Cela fait un petit temps que je n’ai plus posté de billet ici. Je me suis un peu mis en pause dessins, histoires et autres bidules…ça reviendra en temps voulu.

J’ai découvert qu’un site scolaire roumain a traduit deux histoires de Abel & Bellina :

Abel a căzut (Abel est tombé) et Abel și Bellina construiesc o cabană (Abel & Bellina construisent une cabane).

Dans la bibliothèque en ligne

Un grand merci à l’équipe de traduction. Il m’est toujours aussi agréable de voir mes deux moutons préférés voir du pays. 🙂

Mais ce n’est pas tout…

Une autre histoire, Cari & Moni în zăpadă (Abel & Bellina jouent dans la neige) a fait l’objet d’une exploitation pédagogique complète à savoir, une traduction adaptée aux plus petits, des exercices ainsi qu’un guide pédagogique très complet.

Je les ai contactés et ai eu un petit retour sur leur démarche :

A partir du livre Abel et Bellina dans la neige, en utilisant les illustrations, nous avons adapté le texte (Cari et Moni dans la neige) pour la classe préparatoire (6 ans) afin d’avoir des mots plus courts et surtout des lettres que les enfants avaient déjà apprises. Les enfants les plus avancés se sont entraînés à lire à l’aide du livret, qu’ils ont imprimé et distribué à tous les enfants de la classe.

En utilisant des éléments de l’histoire, nous avons réalisé plusieurs types de fiches de travail, en reprenant des mots et des illustrations de l’histoire. Par exemple, nous avons demandé aux enfants d’ordonner les actions de Cari et Moni sur la base des images. Nous avons réalisé une feuille de travail avec des mots simples écrits deux fois sur la feuille pour que les enfants les reconnaissent et les associent. Une autre feuille contenait des mots de l’histoire que les enfants devaient reconstituer en coloriant les lettres qui les composent. Les enfants ont joué avec une toupie en lisant et en transcrivant les mots de l’histoire. Les enfants ont composé sur Cari et Moni avec l’enseignant, ce que même les enfants les moins avancés ont pratiqué en lisant. Les enfants ont trié les mots qui riment. Les enfants ont fait des dessins sur Cari et Moni et le bonhomme de neige qu’ils ont fait.

Le livre et le matériel pédagogique développés à partir de l’histoire de Cari et Moni dans la neige ont été très bien accueillis par les enfants et les enseignants de 23 classes à travers le pays (plus de 20 écoles, plus de 350 enfants) lors de cette phase pilote. (Il convient de noter qu’en Roumanie, il n’existe pas de manuels ou de cahiers d’exercices gratuits que les enfants et les enseignants peuvent utiliser en classe préparatoire). À l’automne, nous mettrons gratuitement à la disposition de tous les enseignants intéressés des ressources pédagogiques, notamment des fiches de travail basées sur l’histoire de Cari et Moni.

La bibliothèque en ligne compte plus de 77 000 utilisateurs depuis sa création.

[…]

Des photos qui valent mieux qu’un long discours…

Alors, quand je vois cela, je ne peux bien sûr qu’être heureux et fier non seulement qu’Abel et Bellina parcourent le monde mais aussi, et surtout, que des enseignants puissent disposer librement de ces histoires, les estiment suffisamment intéressantes et les exploitent dans le cadre d’un travail scolaire.

Alors que, de temps à temps, je lis une page ou l’autre d’Alcools de Guillaume Apollinaire, l’envie m’est venue de lire un poème.

Voici une lecture du Pont Mirabeau.

J’ignore si je suis dans le ton, le tempo. Toujours est-il que cette lecture faite à un temps T a été faite avec mon cœur du moment (et le son n’est pas super optimal, mais bon).

Cette œuvre étant dans le domaine public, je mets cet enregistrement dans le domaine public également.

*

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
            Et nos amours
       Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
            Tandis que sous
       Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
 
L’amour s’en va comme cette eau courante
            L’amour s’en va
       Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
 
Passent les jours et passent les semaines
            Ni temps passé
       Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure

Après la lecture interactive du Grand Voyage, voici une exploitation pédagogique complète du Carré qui voulait devenir rond par une équipe pédagogique québecquoise.

Réécrit pour l’occasion pour mieux correspondre au français outre-atlantique, le récit fait l’objet d’une belle exploitation pluridisciplinaire.

On trouvera sur la page dédiée, une explication d’une vingtaine de minutes ainsi que les documents rendus disponibles au téléchargement.

Cliquez pour accéder à l’exploitation pédagogique

Téléchargement direct des documents *.pdf

A la demande de Cyrille Borne, j’ai réalisé une petite bannière pour un site de vulgarisation scientifique qu’il a monté avec un collègue : Restez curieux !

Comment a-t-on procédé ?

Par chance, il a immédiatement validé le thème des explorateurs.
Dans un premier temps, je lui ai proposé trois crayonnés avec trois mises en scène différentes.

Sitôt le choix fait, le troisième dessin , je me suis mis en route pour le crayonné des personnages.

Après quoi, j’ai utilisé ma tablette lumineuse (exemples) pour décalquer mon crayonné sur une autre feuille

J’ai ensuite préparé mes quelques hiéroglyphes à main levée.

Après avoir scanné et vectorisé le tout, j’ai tout assemblé et colorisé avec Inkscape.

Voici les sources (à ouvrir avec Inkscape, par exemple) pour y jeter un coup d’oeil et vous amuser à les modifier.

Et voilou !

La prochaine histoire d’Abel & Bellina n’est pas encore pour tout de suite. J’en ai presque fini avec les crayonnés mais les jours qui viennent je serai fort occupé à d’autres choses. Par après, il faudra encore encrer le tout, scanner, coloriser, écrire le texte, mettre en page. Encore quelques temps à patienter, donc.

Or, voici que Cyrille me sort soudain de son chapeau une activité de classe qu’il avait réalisée l’année scolaire dernière avec ses élèves. Dans le cadre d’un atelier d’écriture, ces derniers devaient composer une image inédite à l’aide de l’Odysseus-Generator puis de composer un petit texte..

Une exemple de texte créé par les élèves

Une très belle activité qui a donné des productions drôles, inattendues, surprenantes (que vous pouvez toutes découvrir ici ) qui me donnent le sourire jusqu’aux oreilles !

Un très grand bravo et un très grand merci à eux !

En faisant un peu de tri dans les caisses de mon grenier, je suis tombé sur mon travail de fin d’études en vue de l’obtention de mon diplôme d’enseignant de langues germaniques (NL-EN) en Belgique francophone.

Ce n’est pas sans une certaine nostalgie que j’ai relu ce mémoire. Les souvenirs de sa fabrication ne me semblent pas si lointains. 23 ans pourtant !

Ce travail de fin d’études a pour thème « les jeux de communication pour les étudiants du niveau élémentaire ». Écrit en anglais, celui-ci comporte une première partie théorique suivie de quelques exemples de jeux à utiliser en classe inspirés de jeux existants.

En le lisant, j’ai repensé à son contexte d’écriture : un jeune étudiant de 20 ans à peine, dont l’expérience de terrain n’allait pas plus loin que les quelques petits stages auxquels il a participé. Par ailleurs, les jeux de collaboration n’existaient que de manière très confidentielle. Aussi, cet aspect du jeu n’y est pas abordé. Le jeu se limitant au gagnant-perdant.

Loin de moi l’idée de dire qu’il s’agit d’un travail extraordinaire, mais peut-être sera-t-il utile et pourrait constituer une base de travail à quiconque s’intéresse à ce sujet.

Voilà pourquoi je vous en propose un morceau en téléchargement. Je ne fournis que la première partie théorique et la bibliographie. La seconde partie contient des jeux inspirés de livres et jeux çà et là et il m’est d’avis que le copyright est d’application.

Je me permets de rappeler le contexte : il s’agit d’un travail proposé par un jeune étudiant de 1995 avec les références de ce moment. L’époque et l’expérience de l’homme ont changé depuis. 😉

Ps : Je ne sais pas quelle date je dois donner à la licence : celle de la parution de l’ouvrage ? Ca m’étonnerait, la licence n’existait pas encore.
Aussi, pour faire simple, je libère ce travail en CC-BY ce 27 août 2018. Bon vent !

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