Hier, petite soirée musicale avec l’ami Tchip.
En juin 2021, nous avions composé un instrumental intitulé Après l’orage.

Rebelote hier soir donc avec une mélodie composée à 4 mains accompagnée d’un texte cette fois. Son écriture a suscité de très chouettes échanges. 🙂

On espère qu’elle vous plaira.

Une journée
Toute pareille
Chaque matin
Un même réveil
Machinalement

Qu’elle soit vide
Ou qu’elle soit pleine
Elle nous semblera
Bien vaine
Évidemment

Mais quand l’ennui
Nous agace
On continue vers l’impasse
En l’ignorant

Persister à faire
Sa place
Dans un trop petit espace
Mais finalement
On combat juste
Un instant

Puis le train-train
Qui déraille
Une douleur
Nous tenaille
Un bourdonnement

Est-ce vraiment
Une bataille
Contre qui ou contre quoi
Exactement ?

Quand la fatigue
Nous menace
Que l’on sent venir l’angoisse
Un épuisement

Trop serré où tout s’amasse
Juste besoin d’un espace et d’isolement
On s’assied juste un instant.

Source image (Licence CC0)

Je me suis récemment acheté un second dique dur externe pour sauvegarder mes données sur un deuxième support.
L’élément déclencheur qui m’a poussé à prendrecette décision a été un disque dur défaillant de fiston qui prépare son travail de fin d’études. Pas top ! Heureusement, il a tout récupéré.

Je me suis donc subitement demandé: « et si cela m’arrivait ? ». Parmi mes données personnelles partiraient également quelque 18 années créations. Même si les sources sont dispos sur le site, une grosse partie s’envolerait en fumée.

C’est ainsi que j’en ai profité pour me promener un peu dans ces années de dessins et autres bidules, notamment mes modestes petites compositions.

Je reconnais avoir pris un plaisir certain à les parcourir et à redécouvrir mes essais, mes démos, mes notations d’idées (je ne sais pas lire ou écrire les notes, alors je garde mes idées en mode dictaphone). Je n’ai pas tout écouté pour la simple raison que je n’ai pas numérisé mes cassettes de démo -qui sont précieusement rangées , à l’exception de l’une ou l’autre chanson.

Je me suis dit que ce pourrais proposer une petite compilation de quelques chansons très anciennes, inachevées et que je n’achèverai pas, des yaourts, des à cappella, des instrumentaux et autres aides-mémoires. Qui sait ? Peut-êre que cela pourrait intéresser quelqu’un.

Je vous invite à découvrir des archives inédites, entre démos, chants approximatifs, piano qui craque, une collaboration avec Harrypopof (2007 ?) et un micro qui lâche. Peut-être vous toucheront-elles …ou pas mais cette infime partie synthétise et me rappelle, sourire aux lèvres, mes essais passés et à venir (?)

Bonne écoute !

Cliquez sur la cassette pour télécharger l’album (mp3)

Source cassette → Openclipart


Écoutez l’album sur Dogmazic

Insère une pièce
Premier départ
Démarre le système
Y’a pas de problème
Déjoue les pièges
Et les traquenards
Life is a game

Une autre pièce
Un autre-part
Un autre système
Y’a pas de problème
Est-ce binaire ?
Quelle interface ?
Life is a game

Encore une pièce
Nouveau départ
Reboote le système
Y’a pas de problème
Défragmentée
Et sans mouchard
Life is a game
Life is a game

Insère une pièce
Premier départ
Démarre le système
Y’a pas de problème
Déjoue les pièges
Et les traquenards
Life is a game

Une dernière pièce
Une dernière fois
Éteinds le système
Y’a plus de problème
Compter les points
Inéluctable
Life was a game

Quelle est l’une des plus grandes convictions ?
La permanence des choses de prime abord.
Mais dans un monde en constantes révolutions,
L’instant qui passe n’est déjà plus celui d’alors.

R/
J’ai beau chercher mais je ne trouve pas
Ce que je crois, ce que je pense savoir.
J’ai beau chercher mais je ne trouve pas où c’est.

Si la clarté parfois dépend de la vision,
De l’altitude, la distance ou de l’endroit,
Comment me détacher de cette illusion 
De croire que le monde est tel que je le vois ?

R/
J’ai beau chercher mais je ne trouve pas
Ce que je crois, ce que je pense savoir.
J’ai beau chercher mais je ne trouve pas où c’est.
J’ai beau chercher mais je ne trouve pas
Au fond de moi les clés de tous mes tiroirs, je sais
Qu’il faut chercher si je ne trouve pas où c’est.

Version instrumentale + choeurs

Crédit photo : « Eye » de D.Defreyne (CC-BY 2.0)

Il m’arrive, de temps à autres, d’inviter mon ami Tchip à la maison. Il apporte ses instruments, je prends les miens et nous passons une chouette soirée à improviser, construire de petites mélodies.

Cette petite composition est née la semaine dernière dans un contexte particulier : alors que nous jouions un morceau plutôt rock, nous n’avons ni vu ni entendu venir un orage bref mais assez violent. De l’eau est passée sous la porte et nous avons épongé. Ce bref épisode, nous a fait perdre l’énergie punchy qui nous habitait jusque là et nous avons commencé à construire ce morceau : après l’orage.

Tchip a accepté que je partage ce morceau en LAL. C’est ti pa beau ?

La photo de la »pochette » est sous licence Pixabay.
Il semble que toutes les photos figurant sur ce site en fassent désormais l’objet.

en escale
sur un bateau
aller sans retour
une croisière éphémère

trop de gaz
trop de fuites d’eau
trop de flammes autour
le calme avant la tempête

sur la grève

en attendant
sur le bateau
je me mets en joue
recherche un peu de lumière

que ferons-nous
sur ce rafiot
si l’on reste sourds
resterons-nous, Terre, à terre ?

dans nos têtes

resterons-nous, Terre, à terre ?
resterons-nous tête à terre ?
resterons-nous tête-à-tête ?

Instrumental :

Pourras-tu vivre au présent ?

Version chantée
Instrumental

*
Et pourtant, pourrais-tu vivre au présent ?
Dans dix ans, dans quarante ans.
Me disais-tu souvent…

« Je n’aurais pas dû lui dire ça. »
« Pourquoi n’est-il pas venu ? »
« Ah oui ! Il faudrait que je complète mon agenda pour demain »
« Où vais-je partir en vacances l’année prochaine ? »
« J’aurais dû faire autre-chose »
« Si je le revois celui-là… »

Que vais-je faire demain ?
Qu’ai-je fait hier ?

Et maintenant ?
Et MAINTENANT ?