Catégorie : Musiques

Corbeau/Renard

Corbeau/Renard

Que faire quand on a une idée musicale mais pas de texte ? On se rue sur le premier bouquin à portée de main puis on yaourte des phrases jusqu’à obtenir quelque chose de cohérent (?).

C’est donc sur cette célèbre fable de Jean de La Fontaine (qui de là-haut, je l’espère, ne m’en voudra pas trop) que le hasard a jeté son dévolu pour une adaptation raccourcie plutôt rock du texte, un délire un peu débile en somme.

En parlant de rock, il y a de la place pour un solo de guitare entre 2’22 et 2’50 (voire jusqu’à la fin). Mes compétences techniques et musicales étant limitées, je suis bien incapable de faire ça et je m’en remets à vous, si l’envie vous prend. Et si tu as une voix plus rock que la mienne et que tu veux chanter autre chose(de plus malin), l’instrumental est en dessous. 😉

Ce serait d’ailleurs plutôt rigolo d’avoir une chanson avec plusieurs solos de guitare différents (licence ArtLibre ou CC-BY-SA).

Chiche ?
(tenez-moi au courant)

Maitre Corbeau sur un arbre perché
Tenait en son bec un fromage
Et maitre Renard par l’odeur alléché
Lui tint à peu près ce langage :

Que vous êtes joli !
Que vous me semblez beau !
Je le dis pour le plaisir
Hé bonjour, Monsieur du Corbeau

Et si ton ramage ressemble à ton plumage
Tu es le phénix de ces bois
Et puis le corbeau, pour montrer sa belle voix
Ouvre sa grande gueule et voilà !

Que vous êtes joli !
Que vous me semblez beau !
Je le dis sans te mentir
Pauvre con Monsieur du Corbeau !

Corbeau/Renard (Instumental)

edit : Aquilatin me fait remarquer, à juste titre, que Ésope et Phèdre sont à l’origine des fables.

Molly (version piano)

Molly (version piano)

Pour différentes raisons, je n’avais plus vraiment touché de piano depuis plus d’un an. Ni vraiment fait de musique, à vrai dire, même si c’est en total amateur.
Aussi, c’est avec un immense plaisir mêlé d’une maladresse certaine que je me suis assis devant le piano.

Molly est une chanson que j’avais écrite avant 2014 (contrairement à ce qu’indique la date du billet).

En voici une petite version brute enregistrée avec mon smartphone: piano-chant sans retouches mais avec approximations. 😉

On aime le football !

On aime le football !

En Belgique, on parlera encore longtemps de l’élimination du Brésil en quart de finale de la Coupe du Monde par une équipe belge endiablée.

Dans le chapitre grand n’importe quoi 😀 , c’est l’occasion pour moi de mettre en musique une petite chanson que j’avais en tête depuis bien longtemps.
Si ceci n’est pas une belle occasion de le faire… 🙂

Instruments utilisés : guitare, boite en carton, bol en plastique, pot de sel (iodé) et voix ; le tout joué avec approximation 😀 et assemblé avec Audacity. Sans oublier le texte d’une densité rare.

Dans mon beau pays

On aime le football

Car c’est très joli

On peut marquer des goals

C’est pas toujours gentil

On a des hématomes

Moi dans mon pays

On aime le football

*

Dans mon beau pays

On sait jouer au football

Car c’est très joli

On sait marquer des goals

C’est pas toujours gentil

On a des hématomes

Moi dans mon pays

On sait jouer au football

Le beau ballon est l’œuvre de Flomar

Ne pas faire de faux pas

Ne pas faire de faux pas

Virtualité comme
Un nouveau monde
Réel d’exposition
Et embelli
Perfusés, connectés
Par une sonde
Aux flux d’informations
Ou à l’envie
Viralité propagée
Comme une onde
Exaltation de nos
Sens interdits
Tournent dans les têtes
Comme une ronde
Une civilisation
Étourdie

R/ Il ne faut pas faire de faux pas

Lisser, truquer, polir
L’image que l’on donne
Idéal affiché
Dans tous les selfies
Fuir le banal
Et l’ordinaire monotone
Exister sans fin
À longueur de fil
Bonheur exigé
Vêtements à la mode
Silhouette affinée
Mais pas de rides
Agenda bien rempli
Dans ses moindres loges
Des vides à combler
Sur toutes les lignes

R/ Il ne faut pas faire de faux pas

Mais plus rien
Ne doit dépasser la norme
Que soit exaucé
Le moindre désir
Uniformes vides, bêtes de somme
Tout entier plongés dans une utopie
Noyer ensemble
Sa solitude
Prendre garde
A tous les (n)on-dits
Vigilants à chaque minute
Épuisés par nos insomnies

R/ Il ne faut pas faire de faux pas, il faut continuer tout droit, il ne faut pas faire de faux pas.

Crédit photo : A pied (Pixabay)

 

Imposteur (2018)

Imposteur (2018)

Imposteur est une chanson que j’ai composée il y a déjà quelques années.
Je profite un peu de l’exploration de logiciels de MAO libres pour la rejouer d’une tout autre manière.
Techniquement, je rencontre un problème assez ennuyeux de latence malgré le noyau en temps réel sous Ubuntu Studio 17.10. Il se pourrait que quelque-chose m’ait échappé…
Si quelqu’un peut m’apporter une aide ou une piste, je suis preneur. 🙂  Merci déjà !
Pour ce morceau j’ai utilisé Ardour, Yoshimi et Audacity et ai raboté le texte d’un couplet.
Version chantée

Instrumental

Spaceone

Spaceone

C’est un jour à marquer d’une pierre blanche pour moi : je suis parvenu à utiliser QjackCtl. 😀
En d’autres termes, je suis enfin arrivé à faire ma première musique basée uniquement sur des logiciels libres et surtout… à l’enregistrer: Yoshimi et Ardour pour ce cas-ci.
Il n’y a qu’une seule piste que je qualifierai d’inaugurale.
Musique un peu spatiale +  une première = spaceone

Anacréon – Anacréontiques 59

Anacréon – Anacréontiques 59

Il y a quelques mois déjà, j ‘ai été mis au défi,  par Aquilatin,  de chanter un texte en grec ancien.

Il s’agit d’un texte d’Anacréon, poète grec mort il y a fort fort (fort) longtemps.
Bien que la musique ne cadre, finalement, pas trop avec le texte, ni avec l’époque – vous en conviendrez, il [me] reste en tout cas une musique un peu New Age qui, personnellement, me fait un peu voyager .

Version instrumentale :

εἰς κόρην

ἐγὼ δ’ ἔσοπτρον εἴην

ὅπως ἀεὶ βλέπης με

ἐγὼ χιτὼν γενοίμην

ὅπως ἀεὶ φορῇς με

ὕδωρ θέλω γενέσθαι

ὅπως σε χρῶτα λούσω

μύρον γύναι γενοίμην

ὅπως ἐγὼ σ’ ἐλείψω

καὶ μάργαρον τραχήλῳ

καὶ σάνδαλον γενοίμην

μόνον ποσίν πάτει με

Je voudrais, moi, être ton miroir,

afin que tu ne regardes jamais que moi;

je voudrais, moi, devenir ta robe,

afin tu ne portes jamais que moi;

je veux devenir eau

afin de ruisseler sur ta peau;

je voudrais, jeune fille, devenir ton parfum

afin que ce soit de moi que tu t’enduises;

je voudrais devenir perle à ton cou,

je voudrais devenir sandale de tes pieds :

tu ne foulerais que moi et moi seul.

Version chantée avec un accent … comment dire ? 😀

… avec une touche de batterie en plus :

Les Hommes qui errent

Les Hommes qui errent

Comment résister encore longtemps
Cachés six pieds sous terre ?
La tête entre les mains, serrant les dents, priant
Le corps plein de poussière
Et comment protéger nos enfants
De la grosse mitraille
Loin des tirs, des cris, des pleurs, des bombardements
Et des champs de bataille
Il y a un homme qui meurt
A chaque quart d’heure
Tu dis qu’il nous reste de l’argent
A peine de quoi vivre
Ils ont percé, démoli tous les bâtiments
Il n’y a rien pour nous retenir
Quittons la terre de nos parents
Pour fuir cette misère
S’il le faut, on traversera les océans
Pour pouvoir vivre en paix
Il y a des hommes qui meurent
Des familles qui pleurent
A chaque quart d’heure
On est partis avec tous ces gens
Dans les contrées désertes
Marché sous la chaleur, le froid, la pluie et souvent
Fouettés par les tempêtes
Jour et nuit jusqu’à l’épuisement
On avalait les kilomètres
Aux frontières à chaque fois contre paiement
On franchissait les barrières
Il y a des hommes qui errent
Autour de la Terre
Pour fuir un enfer
On en retrouve de temps en temps
Dans des camions-citernes
Sur des radeaux, dans des frigos et trop souvent
En tas de corps inertes
Allons-nous continuellement
Rester là, à nous taire
Fermer les yeux, ignorer ou faire semblant
De ne rien pouvoir faire
Il y a des hommes qui se perdent
Au fond de la mer
Pour une chimère

La ville la nuit

La ville la nuit

*

La ville la nuit
Ce sont de hauts rectangles
Noirs et gris
Aux fenêtres lumineuses

La ville la nuit
On appelle les taxis
En levant la main
Un doigt ou deux

La ville la nuit
Elle abrite les bandits
Les yeux cachés sous un chapeau feutre
Avant de faire feu

La ville la nuit
Il prend un verre de whisky
Dans un bar miteux
Du brouillard plein les yeux

La ville la nuit
Il ouvre son parapluie
Et puis il rentre chez lui…

*

Voici une seconde version avec un solo « trompette ».
Bon…vous remarquerez vite que j’ai bricolé, c’est le moins que l’on puisse dire. 😀

La jolie photo qui fait office de pochette de non-cd est l’oeuvre de mariaamanda0140 sur Pixabay (Licence CC0).

Christelle

Christelle

Dès le premier regard
Une illumination
On se dit : « Qui est-elle ? »
N’est-ce pas une illusion ?
Christelle
Ses yeux font des étincelles
Instantanément familière
Singulièrement plurielle
C’est nickel

Et quand l’image est grise
En sous-exposition
Elle nous la colorise
Avec obstination
Christelle
La vie est un arc-en ciel
Pigmentation naturelle
Singulièrement plurielle, fidèle
Et c’est nickel
Si beau
Elle vole dans un ballon
Pour aller plus haut
Au-delà des horizons
Elle regarde l’avenir
Du haut d’un mirador
Et tout ça va sans dire
Elle montera encore
Christelle
La vie est une étincelle
Simplement à taille humaine
Singulièrement plurielle, plurielle
C’est nickel
(Qui m’a dit ça : Faut aller de l’avant ? )

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