Anacréon – Anacréontiques 59

Il y a quelques mois déjà, j ‘ai été mis au défi,  par Aquilatin,  de chanter un texte en grec ancien.

Il s’agit d’un texte d’Anacréon, poète grec mort il y a fort fort (fort) longtemps.
Bien que la musique ne cadre, finalement, pas trop avec le texte, ni avec l’époque – vous en conviendrez, il [me] reste en tout cas une musique un peu New Age qui, personnellement, me fait un peu voyager .

Version instrumentale :

εἰς κόρην

ἐγὼ δ’ ἔσοπτρον εἴην

ὅπως ἀεὶ βλέπης με

ἐγὼ χιτὼν γενοίμην

ὅπως ἀεὶ φορῇς με

ὕδωρ θέλω γενέσθαι

ὅπως σε χρῶτα λούσω

μύρον γύναι γενοίμην

ὅπως ἐγὼ σ’ ἐλείψω

καὶ μάργαρον τραχήλῳ

καὶ σάνδαλον γενοίμην

μόνον ποσίν πάτει με

Je voudrais, moi, être ton miroir,

afin que tu ne regardes jamais que moi;

je voudrais, moi, devenir ta robe,

afin tu ne portes jamais que moi;

je veux devenir eau

afin de ruisseler sur ta peau;

je voudrais, jeune fille, devenir ton parfum

afin que ce soit de moi que tu t’enduises;

je voudrais devenir perle à ton cou,

je voudrais devenir sandale de tes pieds :

tu ne foulerais que moi et moi seul.

Version chantée avec un accent … comment dire ? 😀

… avec une touche de batterie en plus :

2 thoughts on “Anacréon – Anacréontiques 59”

  1. Savez-vous qu’il existe une autre version chantée de ce poème, sur la méthode Assimil grec ancien (par JP Gugliemi), avec voix féminines et instruments traditionnels ? Votre version a le mérite de la moderité. C’est excellent de rafraîchir nos âmes sèches aux sources de la poésie lyrique. Voilà qui me donne presque envie de m’y mettre pour créer ma propre version 🙂 En tout cas, bravo pour votre travail et merci du partage : j’ai écouté avec plaisir. François-Xavier Dubois (compositeur et helléniste amateur)

    1. Je vous remercie pour votre gentil message.

      Cette idée m’a été soufflée par une grande amie professeur de Latin-Grec et, bien que je n’y connaisse, il faut bien le dire) pas grand chose, j’apprécie en revanche toutes ces petites anecdotes sous forme de cailloux posés. Je lui/me dis souvent que pour des langues dites « mortes », le latin et le grec font l’objet d’un dynamisme et d’une originalités bien vivants.
      J’irai écouter vos compos avec grand plaisir. Merci.

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