Le Pont Mirabeau

Alors que, de temps à temps, je lis une page ou l’autre d’Alcools de Guillaume Apollinaire, l’envie m’est venue de lire un poème.

Voici une lecture du Pont Mirabeau.

J’ignore si je suis dans le ton, le tempo. Toujours est-il que cette lecture faite à un temps T a été faite avec mon cœur du moment (et le son n’est pas super optimal, mais bon).

Cette œuvre étant dans le domaine public, je mets cet enregistrement dans le domaine public également.

*

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
            Et nos amours
       Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
            Tandis que sous
       Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
 
L’amour s’en va comme cette eau courante
            L’amour s’en va
       Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
 
Passent les jours et passent les semaines
            Ni temps passé
       Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
 
     Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure