Les Hommes qui errent

Comment résister encore longtemps
Cachés six pieds sous terre ?
La tête entre les mains, serrant les dents, priant
Le corps plein de poussière

Et comment protéger nos enfants
De la grosse mitraille
Loin des tirs, des cris, des pleurs, des bombardements
Et des champs de bataille

Il y a un homme qui meurt
A chaque quart d’heure

Tu dis qu’il nous reste de l’argent
A peine de quoi vivre
Ils ont percé, démoli tous les bâtiments
Il n’y a rien pour nous retenir

Quittons la terre de nos parents
Pour fuir cette misère
S’il le faut, on traversera les océans
Pour pouvoir vivre en paix

Il y a des hommes qui meurent
Des familles qui pleurent
A chaque quart d’heure

On est partis avec tous ces gens
Dans les contrées désertes
Marché sous la chaleur, le froid, la pluie et souvent
Fouettés par les tempêtes

Jour et nuit jusqu’à l’épuisement
On avalait les kilomètres
Aux frontières à chaque fois contre paiement
On franchissait les barrières

Il y a des hommes qui errent
Autour de la Terre
Pour fuir un enfer

On en retrouve de temps en temps
Dans des camions-citernes
Sur des radeaux, dans des frigos et trop souvent
En tas de corps inertes

Allons-nous continuellement
Rester là, à nous taire
Fermer les yeux, ignorer ou faire semblant
De ne rien pouvoir faire

Il y a des hommes qui se perdent
Au fond de la mer
Pour une chimère

2017, année du papier ?

Même si l’année 2016 ne fut pas très productive, elle m’a tout de même permis d’agrémenter (très petitement) ma bibliographie sur le Petit Monde avec Le Grand Voyage et Abel et Bellina vont à la piscine.

Parallèlement, les Petits Mots m’ont permis de proposer quelques poèmes pour enfants (j’en ajouterai à l’occasion au fil de mes idées) et quelques enregistrements d’histoires issues du domaine public ont été ajoutées.

Ces travaux me prennent parfois pas mal de temps et j’avoue être quelquefois une peu…découragé par le peu de retour . J’en profite d’ailleurs pour remercier les quelques irréductibles qui me suivent fidèlement (Isa,Aurore,Annie,Cyrille, Anatolem et la troupe Abuledu).

Je reconnais que je me vends peu et…sais peu me vendre. Il se peut aussi que je ne suive pas le bon réseau: ne devrais-je pas m’adresser avant tout aux parents et enseignants plutôt qu’aux libristes ?
Ou bien tout simplement ce travail est-il d’un intérêt suffisant ?

Il faut dire également que le format d’histoires que je propose se prête très peu à la lecture sur écran et est finalement plutôt conçu pour la forme papier.
Raison pour laquelle, en 2016, j’ai envoyé une ou deux histoires à plusieurs maisons d’édition. Je n’ai reçu aucune réponse. Bon.

Peut-être que l’auto-édition pourrait être envisageable mais n’ayant aucune expérience en ce domaine, je suis preneur de tout conseil utile qui pourrait m’aider à concrétiser cela…

Merci … et bon réveillon ! 🙂

Source image : https://openclipart.org/detail/231988/child-with-book